Pourquoi le SDI ne participera pas aux manifestations patronales

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Sur le fond, le SDI ne peut qu’être solidaire avec les chefs d’entreprise qui entendent exprimer leur ras-le-bol dans le courant de cette première semaine du mois de décembre 2014.

Cette exaspération, ce sentiment d’abandon et parfois d’entrave à l’égard de l’entrepreneuriat, relève du constat. Les faits sont présents, implacablement traduits par des chiffres terribles avec des taux de faillites et de suicides records parmi les professionnels indépendants.

Il n’en reste pas moins que le SDI n’appellera pas ses adhérents à se joindre aux manifestations organisées par le MEDEF, la CGPME, l’UPA; la FNSEA, l’UNAPL, ainsi que d’autres organisations patronales interprofessionnels ou catégorielles.

Cette position de principe n’interdit bien évidemment pas à chaque adhérent du SDI de participer à telle ou telle manifestation à titre individuel.

Le SDI dénie clairement toute légitimité à ces organisations professionnelles de formuler des revendications au titre de dysfonctionnements et blocages dont elles sont bien souvent elles-mêmes à l’origine.

Ces organisations disposent de fait des pouvoirs les plus étendus au travers de leur gestion, paritaire ou non, d’une multitude de structures publiques et para-publiques.

Citons, sans que cette liste soit exhaustive : les Chambres de commerce, les Chambres de Métiers, Pôle Emploi, les ASSEDIC, le RSI, les Caisses de congés payés du bâtiment, les Conseils de Prud’hommes, l’ensemble des comités en charge de l’élaboration des normes, les organismes collecteurs des taxes à la formation professionnelle, l’apprentissage, …

Par ailleurs, la loi impose de soumettre à la négociation préalable des organisations syndicales toutes les législations sociales, ce qui donne lieu aux fameux ANI (Accords nationaux interprofessionnels), désormais directement transposés par le législateur.

C’est ainsi que les organisations patronales ont organisé le renchérissement des CDD et la mise en place d’un temps de travail minimum de 24H/semaine, ou encore ont accepté la mise en place du compte pénibilité.

A la lumière de ces constats, il est évident que le SDI ne saurait s’associer au double jeu d’organisations professionnelles en grande partie responsables des situations qu’elles entendent dénoncer.

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