Soutien aux entreprises : un prix humain avant d’être financier

Les annonces du Président de la République dans le prolongement des Assises de l’entrepreneuriat sont loin de satisfaire les TPE, non concernées dans leur écrasante majorité par les mesures évoquées.

C’est ainsi que reste entier le problème de la double taxation sociale des plus-values court terme sur cession des fonds commerciaux et artisanaux.

La mise en avant de l’innovation et de la création d’entreprise, si elle prépare l’avenir, ne répond pas aux impératifs du quotidien de 2,4 millions de responsables de TPE dont les préoccupations d’accès au financement de trésorerie n’ont fait l’objet depuis un an que d’un traitement cosmétique.

La création d’entreprises en France, qu’il s’agisse de start-up ou d’entreprises localisées dans les quartiers en difficulté, est un non sujet au regard du problème des conditions de la création d’entreprises susceptibles de croître et créer de l’emploi, tous domaines d’activité confondus, innovantes ou non.

Au travers de son dernier sondage sur les « Aides aux entreprises », le SDI démontre que la question porte moins sur le volume financier des aides à la création et au développement, sur la mise en place de nouveaux dispositifs qui produiront en l’état les mêmes effets, que sur un soutien technique actif après des chefs d’entreprises.

En définitive, le prix du soutien aux entreprises est humain avant d’être financier.

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