Stop aux plateformes de e-commerce qui détruisent nos activités de proximité !

Le 5 février dernier, le SDI a apporté sa contribution à une réunion de travail consacrée à la concurrence des grandes plateformes de e-commerce opérant depuis l’étranger.

Cette rencontre a permis de poser un diagnostic partagé et de confronter les analyses avec les réalités remontées du terrain.

D’emblée, les échanges ont confirmé que la progression des plateformes extra-européennes constitue désormais un phénomène massif. Les achats en ligne réalisés depuis la France auprès de sites étrangers représentaient en 2022 54Mds d’euros. Dans le même temps, le volume de colis entrants a connu une croissance spectaculaire : près de 800 millions d’envois issus du e-commerce international en 2024. Surtout, on estime que ces chiffres, attribués à 90% à l’Asie, doublent tous les deux ans.

Ces chiffres traduisent une évolution structurelle. Une part croissante de la consommation se déplace vers des plateformes situées hors du territoire national, avec pour conséquence directe une captation de la valeur hors de l’économie locale. Les commerces de proximité, les artisans et les TPE se retrouvent en concurrence avec des acteurs qui ne supportent pas les mêmes coûts ni les mêmes obligations. Les témoignages remontés au cours de la réunion ont confirmé ce que le SDI constate au quotidien : baisse de fréquentation, pression sur les prix, marges de plus en plus étroites et sentiment d’un décalage croissant entre les règles imposées aux entreprises françaises et celles qui s’appliquent à leurs concurrents en ligne.

Ces prix sont largement influencés par des écarts de charges, de normes et de contrôles. La concurrence ne se joue donc pas uniquement sur la qualité du service ou la capacité d’innovation, mais aussi sur un différentiel de contraintes.

La prise de conscience de l’impact direct de cette concurrence déloyale a essentiellement été portée par le SDI sur la base des chiffres et témoignages à notre disposition.

Pour autant, l’exemple de Shein nous informe que même la volonté politique ne suffit pas toujours. La France doit se doter d’outils renforcés en matières juridique, d’intervention, de contrôle et de cessation rapide des troubles constatés. En bref, appliquer aux tiers les moyens déjà mis en œuvre à l’égard de nos propre activités !

Le SDI continuera à porter cette ligne dans les prochaines réunions, en s’appuyant sur les réalités vécues par les artisans et commerçants. L’objectif demeure d’aboutir à des mesures concrètes, perceptibles et utiles pour les entreprises de terrain.

Nos propositions sont claires :

  • La market place doit être responsable des produits vendus directement et/ou par son intermédiaire : l’administration n’a pas à rechercher, comme à ce jour, la responsabilité individuelle de dizaines de milliers de vendeurs en scrutant des centaines de milliers de produits.
  • Ce premier point acquis, la responsabilité pénale et administrative de la plateforme peut être engagée, jusqu’à son déréférencement au niveau des fournisseurs d’accès internet.

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