Paris, le 11 mai 2026
Alors que les organisations patronales appellent le Gouvernement à préserver les allègements de cotisations, le SDI alerte sur une contradiction majeure : au moment même où l’exécutif affirme vouloir défendre l’emploi, les salaires et la compétitivité, il envisage une hausse du coût du travail.
Pour les TPE, cette trajectoire serait particulièrement dangereuse. Les allègements de cotisations ne sont ni une faveur ni une niche de confort : ils compensent un modèle social français largement financé par le travail et permettent à de très petites entreprises, déjà fragilisées par les charges, l’énergie, les loyers, la fiscalité locale et la baisse d’activité, de maintenir l’emploi.
Marc Sanchez, Secrétaire Général du SDI, déclare « Le SDI demande au Gouvernement de renoncer à toute nouvelle baisse des allègements de cotisations et d’ouvrir enfin un débat de fond sur le financement de notre modèle social. Continuer à faire porter l’ajustement budgétaire sur le travail, c’est affaiblir les entreprises qui créent l’emploi du quotidien. »
Le SDI pointe trois contradictions.
D’abord, le Gouvernement dit vouloir revaloriser le travail, mais il envisage de le taxer davantage. Ensuite, il appelle les entreprises à embaucher, investir et augmenter les salaires, tout en réduisant les marges de manœuvre qui permettent précisément de le faire. Enfin, il présente les allègements comme une dépense publique, alors qu’ils sont d’abord la correction partielle d’un niveau de prélèvements sociaux devenu insoutenable pour les plus petites structures.
La réforme 2026 a déjà profondément modifié les paramètres de la réduction générale de cotisations patronales, désormais étendue jusqu’à 3 Smic mais dégressive, avec une réduction maximale au niveau du Smic. Dans ce contexte, tout nouveau rabot ajouterait de l’instabilité à l’instabilité.