Après l’allocution présidentielle, le SDI exige des actes rapides, concrets et déterminants pour les TPE, commerçants et artisans victimes des pillages.
Le président de la République a annoncé une cellule de crise et des aides rapides. Le Syndicat des Indépendants et des TPE demande désormais leur mise en œuvre immédiate. Pour les entreprises commerciales et artisanales injustement frappées par les pillages, chaque journée de fermeture aggrave les pertes et menace la reprise d’activité.
« Au-delà d’une allocution, nous attendons des actes rapides, concrets et déterminants. Les commerçants et artisans ont vu leur outil de travail détruit, leurs stocks volés, leurs efforts anéantis. Ils ne doivent pas subir, après les violences, une attente administrative qui peut achever leur entreprise », déclare Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des Indépendants et des TPE.
Une vitrine détruite, un magasin pillé, un atelier dégradé : l’activité s’arrête, mais les salaires, les loyers et les échéances continuent de tomber. Une promesse de soutien ne permet ni de payer un fournisseur ni de financer une réouverture.
Le SDI exige trois décisions immédiates :
- Une protection réelle des commerces et des entreprises artisanales exposés, avec des moyens coordonnés entre préfets, maires et forces de l’ordre.
- Des avances immédiates sur indemnisation et des aides de trésorerie d’urgence, avec des démarches simplifiées et un interlocuteur unique pour accélérer les versements.
- Un dispositif spécifique pour les pertes d’exploitation non couvertes, accompagné de reports ciblés des échéances sociales et fiscales pour les entreprises dont l’activité est interrompue.
L’allocution présidentielle ne précise ni montant d’aide ni délai de versement. Le gouvernement doit publier sans délai les modalités du soutien annoncé, son calendrier et les conditions de prise en charge des préjudices.
« Je demande que les pilleurs répondent de leurs actes. Mais les commerçants et artisans ne peuvent pas attendre l’issue des procédures judiciaires pour être indemnisés et reprendre leur activité. Monsieur le Président, nous jugerons votre engagement aux protections assurées, aux indemnisations versées et aux commerces qui pourront rouvrir », poursuit Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des Indépendants et des TPE.
Après les pillages, chaque jour d’attente met des entreprises et des emplois en péril. L’urgence est d’agir.