90 % de défiance envers le gouvernement, 83 % d’incompréhension des candidats : une rupture de confiance majeure.
MARC SANCHEZ, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU SDI :
« Les dirigeants de TPE n’attendent pas une nouvelle bataille de slogans. Ils veulent savoir comment ils vont payer leurs salariés, retrouver des clients et dégager une marge.
Aujourd’hui, 83 % considèrent que les candidats à la présidentielle ne comprennent pas suffisamment leurs préoccupations. Une question se pose : les candidats ont-ils réellement conscience du poids économique des TPE et du rôle essentiel des entreprises commerciales et artisanales dans notre économie et nos territoires ?
Le SDI avance des propositions concrètes sur le pouvoir d’achat, la fiscalité et le coût du travail. Mais nous attendons toujours des engagements précis, chiffrés et financés.
Les dirigeants de TPE ne demandent pas des promesses supplémentaires. Ils exigent une volonté politique de faire, pas seulement de dire. »
UNE DÉFIANCE POLITIQUE QUI REFLÈTE UNE RÉALITÉ ÉCONOMIQUE
Le dernier baromètre Fiducial–Ifop révèle que 90 % des dirigeants de TPE ne font pas confiance à l’action économique du gouvernement, tandis que seuls 10 % restent optimistes quant au climat général des affaires.
Ces résultats font écho au dernier baromètre trimestriel du SDI, qui documente les difficultés économiques des TPE : 61 % déclarent un chiffre d’affaires en baisse, 72 % une diminution de leurs marges, 66 % une dégradation de leur trésorerie et 51 % une rémunération inférieure au SMIC.
Fiducial–Ifop mesure la défiance ; le SDI en documente les ressorts économiques.
PRÉSIDENTIELLE 2027 : LES PRIORITÉS DES TPE RESTENT INSUFFISAMMENT TRAITÉES
Selon Fiducial–Ifop, 83 % des dirigeants estiment que les candidats comprennent insuffisamment leurs enjeux, 79 % jugent leurs préoccupations mal prises en compte et 77 % considèrent les programmes insuffisamment clairs.
Face à ce constat, le SDI rappelle trois priorités : pouvoir d’achat, fiscalité et emploi.
Il défend notamment deux propositions concrètes : augmenter le salaire net sans accroître le coût du travail, en agissant sur les cotisations sociales, et recentrer davantage les allègements de charges sur les TPE, afin de tenir compte de leurs contraintes économiques.
Le SDI appelle l’ensemble des candidats à présenter des engagements précis, chiffrés et financés, répondant aux réalités des entreprises commerciales, artisanales et des professions libérales.
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Marc Sanchez
Secrétaire général du Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI)