Le budget 2026 a été définitivement adopté. Cette adoption met fin à une période d’instabilité politique et budgétaire préjudiciable à l’économie.
Pour autant, elle ne répond pas à la question centrale que se posent aujourd’hui les très petites entreprises, les artisans, les commerçants et les indépendants : celle de la visibilité dans un contexte économique profondément fragilisé.
« L’adoption d’un budget est une étape nécessaire, mais elle ne saurait tenir lieu de stratégie économique pour les TPE », souligne Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.
L’année 2025 a été marquée par des niveaux historiquement élevés de cessations volontaires et de défaillances d’entreprises, traduisant l’épuisement progressif d’un tissu économique déjà sous tension. Début 2026, les signaux restent préoccupants : marges comprimées, demande atone, accès au crédit plus restrictif et capacité d’investissement durablement affaiblie.
Un cadre budgétaire sans cap clair pour les entreprises de proximité
Si le budget 2026 apporte un cadre financier, il ne fournit pas de cap lisible pour les TPE, notamment sur les sujets structurants qui conditionnent leur pérennité : fiscalité, charges, simplification administrative, transmission d’entreprise ou encore accompagnement de la trésorerie.
« Un budget voté n’est pas nécessairement un budget lisible. Or, sans règles claires et sans trajectoire stable, les chefs d’entreprise ne peuvent ni investir ni embaucher », rappelle Marc Sanchez.
La confiance, condition indispensable à la reprise
Au-delà de l’adoption du budget, c’est la confiance des chefs d’entreprise qui reste à reconstruire. Cette confiance passe par de la visibilité, de la stabilité et des choix économiques cohérents avec la réalité des TPE.
« Ce n’est pas l’existence d’un budget qui rassure les TPE, mais sa capacité à leur offrir de la visibilité et des perspectives à moyen terme », conclut Marc Sanchez.