Lors de son discours du 25 écoulé, le Premier ministre a déclaré engager la responsabilité de son gouvernement devant le Parlement le 8 septembre prochain.
La question posée sera : Existe-t-il une majorité parlementaire pour considérer que la France est à un moment charnière de son histoire qui justifie la maîtrise budgétaire ?
D’ores et déjà, plusieurs groupes parlementaires ont indiqué qu’ils s’apprêtent à renverser le gouvernement, sans pour autant répondre à la question de fond. Sauf coup de théâtre, il n’y aura donc plus de gouvernement le 8 septembre au soir.
La situation sera identique à celle connue au second semestre de l’année dernière, avec une période de vacance du pouvoir.
Doit-on s’attendre à une nouvelle dissolution et donc plusieurs mois de latence ?
Voici un an, les élections législatives ont abouti à l’élection de 577 femmes et hommes, une élite en charge de l’intérêt supérieur de la Nation, en capacité de s’unir en cas de danger imminent.
Contrairement aux constats de nos chefs d’entreprise, il faut croire qu’il n’y a pas de danger. Ou pas encore.
Cette nouvelle phase d’instabilité politique à laquelle viendra peut-être s’ajouter des mouvements sociaux annoncés, aura un impact direct sur nos entreprises, toutes activités confondues, quelle que soit leur localisation.
C’est ce que nous a enseigné l’expérience du dernier semestre 2024 :
- Des consommateurs moins présents, en attente du dénouement de la situation ;
- Un report voire une annulation des investissements et des embauches dans les TPE ;
- Un ralentissement économique.
Le tout dans un contexte, il faut enfin se l’avouer, de crise, avec son lot de liquidations judiciaires et cessations volontaires d’activité. La personne ou l’avenir politique de F. Bayrou importent peu. Tôt ou tard, de gré ou de force, la France devra se confronter à sa dette que ce soit avec lui ou un/une autre à la tête d’un gouvernement.
A défaut pour les député(e)s de prendre leurs responsabilités, le concours Lépine des idées saugrenues voire contreproductives pour nos entreprises va reprendre de plus belle.
C’est dans ces moments essentiels à la survie de nos entreprises que nous devons nous mobiliser, avec le SDI, pour la reconnaissance de nos activités, de leur poids dans le tissu économique et social, de leur caractère essentiel pour l’avenir de ce pays.
Pour notre part, nous prendrons nos responsabilités !