Les défaillances d’entreprises ne ralentissent pas avec une tendance qui nous projette vers un seuil critique des 70 000 défaillances d’ici la fin d’année.
• Les cessations volontaires d’activité (90.715) progressent elles aussi de +13,5% au premier semestre 2025 vs le premier semestre 2024, signe qu’un nombre croissant de chefs d’entreprise préfèrent arrêter avant la faillite pure et simple – Source : Greffes des tribunaux de commerce.
• Le dernier baromètre SDI révèle une situation alarmante : baisse du chiffre d’affaires, trésoreries exsangues, difficultés et baisse des recrutements, plans sociaux à bas bruit, hausse du mal-être et de la fragilité psychologique des dirigeants !
• Même la masse salariale privée (habituel indicateur de dynamisme économique) ralentit fortement : +0,5 % seulement au 1er trimestre 2025, contre +0,6 % au trimestre précédent, et une hausse annuelle qui s’essouffle (+2,0 % contre +3,2 % quelques mois plus tôt). – source URSSAF.
Face à ces constats accablants, la classe politique dans son ensemble oppose le silence et l’indifférence, enferrée dans ses querelles internes et son confortable microcosme.
Elle est aujourd’hui perçue par les commerçants, les artisans et les dirigeants de TPE, soit 98% des entreprises de ce pays, comme partisane, incompétente et déconnectée des réalités quotidiennes.
Conscientes de la gravité de ce moment nos TPE assistent aterrées à la déliquescence d’un État qui frôle la cessation de paiement.
Sans réaction rapide et concrète, la colère deviendra incontrôlable et le coût économique sera mortifère pour notre pays !
Le SDI appelle donc fermement l’ensemble des responsables politiques et sociaux à prendre enfin la mesure du danger qui menace notre tissu entrepreneurial, et à engager des réformes à la hauteur de la gravité de cette situation : poids des prélèvements obligatoires, protection sociale, simplification, temps de travail et productivité. Le SDI y apportera alors sa part !