Lettre du Premier ministre aux entrepreneurs : un budget ne peut pas être une promesse sans garanties pour les TPE !

Alors que les très petites entreprises traversent une séquence économique particulièrement dégradée, marquée par un moral des dirigeants en net recul, une hausse continue des faillites et un niveau élevé de radiations volontaires, le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) rappelle, à la lumière de son dernier baromètre, que la fragilité du tissu des petites entreprises est désormais structurelle.

C’est dans ce contexte que le SDI a pris connaissance de la lettre adressée par le Premier ministre aux entrepreneuses et entrepreneurs de France.

Dans ce courrier, le Premier ministre affirme entendre les inquiétudes des chefs d’entreprise et reconnaître leur besoin de stabilité et de visibilité fiscale, tout en rappelant que « le vrai danger pour le pays, c’est l’absence de budget ».

Le SDI partage un point : la France a besoin d’un budget.
Mais pour les très petites entreprises, avoir un budget ne suffit pas.

Marc Sanchez, secrétaire général du SDI :
« Le Premier ministre explique qu’un pays ne peut pas fonctionner sans budget.
Les TPE, elles, savent qu’elles ne peuvent pas fonctionner sans visibilité.
La vraie question n’est pas d’avoir un budget, mais de savoir qui va en payer le prix. »

Dans sa lettre, le Premier ministre rappelle avoir refusé la taxation du patrimoine professionnel et défendu le pacte Dutreil. Le SDI salue ces positions, essentielles pour les dirigeants de TPE, notamment en matière de transmission.
Mais la lettre ne comporte aucun engagement explicite sur l’absence de nouvelles charges, sur la stabilité fiscale dans la durée, ni sur les conséquences concrètes du futur budget pour les plus petites entreprises.

Par ailleurs, le Premier ministre assume que des économies devront être réalisées. Pour les TPE, déjà fragilisées par la baisse d’activité, la pression des coûts et l’incertitude permanente, cette perspective nourrit une inquiétude majeure : celle de devenir, une fois encore, la variable d’ajustement silencieuse des compromis budgétaires.

Marc Sanchez :
« Les TPE ne demandent pas des appels à la responsabilité.
Elles demandent des garanties simples, écrites et vérifiables.
Dans la situation économique actuelle, sans visibilité ni engagements clairs, la confiance ne peut pas revenir. »

Le SDI restera attentif au contenu réel du budget et rappelle une ligne claire :
pas de stabilité sans garanties, pas de confiance sans engagements concrets pour les TPE.

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