Paris, le 20 février 2026
Suite à la reprise du dispositif MaPrimeRénov’, le SDI (Syndicat des indépendants et des TPE) alerte sur les conséquences concrètes des suspensions et des retards administratifs pour les très petites entreprises du bâtiment.
Si la réouverture du guichet constitue un signal positif pour l’activité, elle ne règle pas les difficultés structurelles rencontrées ces derniers mois sur le terrain.
Des dizaines de milliers de dossiers en attente
Au moment de la suspension budgétaire, les estimations faisaient état d’un stock compris entre 80 000 et 83 000 dossiers en attente de traitement lors de la réouverture du guichet.
Ces retards ont provoqué des chantiers différés, des devis bloqués et un attentisme des ménages, impactant directement l’activité des entreprises artisanales.
Un impact direct sur la trésorerie des TPE
Dans la pratique, les artisans accompagnent leurs clients dans le montage administratif des dossiers. Lorsque l’instruction tarde ou que le versement est différé, les entreprises doivent reporter les travaux ou avancer les coûts.
Pour une TPE, quelques mois de décalage représentent une tension immédiate sur la trésorerie, dans un contexte déjà marqué par la hausse des charges, des assurances et du coût du crédit.
Une complexité administrative persistante
De nombreux entrepreneurs estiment que les démarches administratives ralentissent le démarrage des travaux. Une majorité d’entre eux accompagne directement leurs clients dans ces formalités, mobilisant un temps non facturable.
L’artisan devient gestionnaire administratif au lieu de se concentrer sur son cœur de métier.
La position du SDI
Le SDI appelle à :
- Une programmation pluriannuelle stable du dispositif.
- Des délais d’instruction significativement raccourcis.
- Une simplification réelle et durable du parcours administratif.
« La rénovation énergétique est une politique d’avenir. Mais elle ne peut pas fragiliser les entreprises qui la mettent en œuvre. Stabilité, simplicité et visibilité sont les conditions de réussite. »