Apprentissage – Les TPE impactées par la baisse des aides pour 2026

Le vendredi 6 mars, le gouvernement a enfin signé le décret relatif aux aides à l’apprentissage tant attendu.

Depuis le premier janvier et jusqu’au 07 mars inclus, nous vous rappelons que seuls les contrats d’apprentissage afférents à des diplômes de niveau inférieur ou égal au bac ouvraient droit à une aide.

A compter du 08 mars 2026, l’aide est rouverte aux diplômes post bac.

Toutefois si l’aide à l’embauche d’un apprenti préparant un diplôme de niveau inférieur ou égal au baccalauréat n’a pas été impactée, le montant de l’aide pour les diplômes post bac a de nouveau était réduit de plus de la moitié.

Alors que l’apprentissage constitue depuis plusieurs années un pilier essentiel de la formation des jeunes, cette réduction est réalisée au mépris de celles et ceux qui s’engagent chaque jour pour former les futurs professionnels.

Désormais, les entreprises de moins de 250 salariés qui accueillent un apprenti préparant un bac +2 ne percevront que 4500 euros. Celles qui accompagneront des étudiants en bac +3 à bac +5 ne percevront que 2000 euros.

Cette baisse significative intervient dans un contexte économique déjà tendu où l’apprentissage permet chaque année à des milliers d’étudiants de se former. L’apprentissage n’est pas seulement une voie de formation parmi d’autres, pour certains ce dispositif représente une chance de découvrir le monde du travail et d’acquérir de réelles compétences techniques, pour d’autres il est une nécessité à la poursuite de leurs études. 

En diminuant le soutien financier accordé aux entreprises, le risque est clair : les plus petites entreprises ont déjà renoncé à recruter des apprentis faute de moyens.                 
Or, ce sont précisément les TPE qui jouent un rôle déterminant dans la formation des jeunes. Ce sont elles qui forment les apprentis aux métiers de l’artisanat, du commerce de proximité ou encore aux métiers techniques, ce sont elles qui transmettent les savoir-faire et qui accompagnent les nouvelles générations.

Au-delà d’une simple mesure budgétaire, cette décision envoie un message préoccupant, celui du recul du soutien public à une voie de formation essentielle. Supprimer ou réduire les aides à l’apprentissage, c’est en réalité condamner une partie des étudiants à voir se fermer des portes, faute d’entreprises capables de les accueillir. Soutenir l’apprentissage, c’est investir dans l’avenir, dans les compétences et dans la transmission des métiers.

Si vous avez des questions ou des préoccupations sur les contrats d’apprentissage, consultez notre service juridique.

Une réponse

  1. Bonsoir. Pour ma part, je n’embaucherais plus, ni apprentis, ni salarié.
    Les lois les protègent trop. Je découvre, à mes dépends, que les congés sont reportés en cas d’arrêt maladie. Moi qui travaille sur rendez vous et qui ai 3 mois de délais pour les rendez vous, vu qu’elle s’est mise en arrêt maladie à durée indéterminé( !!!!) et bien pour ne pas reporter certains rendez vous à beaucoup plus tard, je dois travailler dès 7h30 le matin et jusqu’à 20h, non stop, et aussi les lundis, alors que c’est mon jour de repos.
    Je vais devoir lui payer tous ses arrêts à la fin du contrat. ça va faire mal à la trésorerie.
    j’ai découvert aussi qu’elle avait droit à 5 jours de révision dans le mois précédent son examen, ce qui ne sert à rien car elle aurait eu besoin de travailler sa pratique au salon (je suis toiletteuse) et que, de toutes façon, les 2 semaines précèdent l’examen, sont à l’école, justement pour réviser ! (l’école ne communique pas dessus mais sa mère le savait très bien !!!)
    Je ne parle pas des 4 jours d’arrêt pour règles douloureuse (je sais de quoi je parle)
    Les aides baisses et là, c’est le ponton, la goute d’eau.
    Bref, je suis écœuré, épuisé, je travaille plus de 70 heures par semaine alors qu’elle profite du système. Je ne comprend pas comment les syndicats patronaux, quels qu’ils soient, ont pu laisser passer toutes ces lois . C’est totalement découragent.
    Je ne suis pas la seule dans ce cas et je connais plusieurs commerçants qui préfèrent travailler seuls plutôt que mal accompagné et qui ne veulent plus être pris au dépourvu par des arrêts et des absences ou des vols … par des salariés mal intentionnés.
    Je suis une toute petite entreprise, serrée à la gorge. J’ai une super salarié mais c’est tellement rare. J’espère la garder longtemps.
    Pour finir, si les choses ne s’inversent pas, je prédie qu’il y aura de moins en moins d’embauches, que ce soit pour des salariés ou des apprenties.
    J’ai pourtant tant de choses à transmettrai, cela me fait beaucoup de peine de ne pas donner mon savoir faire à des jeunes mais, NON, je n’embaucherais plus si ça ne change pas en notre faveur, nous les employeurs, les chefs d’entreprise.
    Merci pour votre oreille attentive.
    Cordialement,
    Anne-Cécile.

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