Ce qui change pour les entreprises en 2026

Loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 – Que retenir pour nos adhérents ?

  • Les exonérations de cotisations salariales et de CSG/CRDS sur les rémunérations versées dans le cadre des contrats d’apprentissage demeurent inchangées, dans la limite de 50 % du SMIC pour les contrats conclus depuis le 1er mars 2025 et de 79 % du SMIC pour ceux conclus avant cette date.
  • Le maintien de la déduction forfaitaire de cotisations patronales attachée aux heures supplémentaires à hauteur de 1,50 euros par heure supplémentaire.
  • La proposition de soumettre les titres-restaurant et/ou vacances à un forfait social de 8 % a été abandonnée. 

Les mesures positives ne sont malheureusement pas nombreuses.

Déjà relevée de 20 % à 30% au premier septembre 2023, cela implique un doublement de cette contribution en à peine plus de deux ans.

La loi ne précise pas la date d’entrée en vigueur de cette augmentation qui pourrait être au 1er janvier 2026 sauf précision ultérieure par voie réglementaire.

Là où elle concernait tous les créateurs ou repreneurs, ceux-ci devront désormais être demandeurs d’emploi indemnisés ou inscrits à France Travail depuis plus de six mois s’ils ne le sont pas. Seront également éligibles les titulaires du RSA, les jeunes de 18 à moins de 26 ans (30 ans si porteur de handicap), les salariés repreneurs de leur entreprise placée sous procédure collective, les créateurs ou repreneurs en quartiers prioritaires notamment.

L’assiette de cotisation est également largement réduite.

Perdant son caractère automatique, l’ACRE est désormais soumise à une demande formulée auprès de l’URSSAF.

Celui-ci intervient après le congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.

Les modalités devront être prochainement précisées par décret. Il est néanmoins annoncé que celui-ci pourra être fractionné en deux fois mais devra nécessairement être une absence à temps complet dans les neuf mois de la naissance ou de l’arrivée de l’enfant.

Le salarié devra respecter un délai de prévenance pour informer son employeur de l’exercice de ce droit, entre 15 jours et 1 mois en fonction du fait que ce congé fait ou non directement suite au congé de maternité, de paternité ou d’adoption.

À compter du 1ᵉʳ juillet 2026, chacun des deux parents peut bénéficier de ce congé de façon simultanée ou successive.

Le parent sera indemnisé par la sécurité sociale à hauteur de 70 % de son revenu le premier mois et 60 % le second. Ce congé n’est pas cumulable avec de nombreuses aides de la CAF, les allocations chômage ou l’arrêt maladie notamment.

Ce congé est ouvert aux travailleurs indépendants sous réserve de cessation complète de l’activité pendant celui-ci.

Le congé supplémentaire de naissance pourra être suivi d’un congé parental d’éducation.

Les personnes nées entre 1964 et 1968 vont pouvoir gagner quelques mois par rapport à la réforme de la Loi du 14 avril 2023.

Ainsi, l’âge légal sera donc le suivant :

  • Né en 1964 : 62 ans et 9 mois
  • Né au premier trimestre 1965 : 62 ans et 9 mois
  • Né aux deuxième, troisième et quatrième trimestres 1965 : 63 ans
  • Né en 1966 : 63 ans et trois mois
  • Né en 1967 : 63 ans et 6 mois
  • Né en 1968 : 63 ans et 9 mois

En outre, pour les personnes nées en 1964, le taux plein est acquis avec 170 trimestres et pour les personnes nées en 1965, avec 171 trimestres. À compter de l’année 1966, il conviendra de justifier de 172 trimestres.

Cette réforme s’applique aux pensions qui prendront effet à compter du 1er septembre prochain.

Les personnes pensionnées au titre de la retraite à compter du 1er septembre prochain se verront appliquées des règles de cumul durcies :

  • Avant l’âge légal, pour les pensions perçues dans le cadre d’un départ anticipé, la pension sera réduite à concurrence des revenus professionnels. Par conséquent, chaque euro gagné viendra réduire le montant de la pension. Il n’y aura donc plus de cumul possible.
  • De l’âge légal à 67 ans, si les revenus professionnels dépassent un seuil qui sera défini par décret mais qui semble annoncé à la somme de 7000 euros, la pension sera réduite à concurrence de la moitié du dépassement de ce seuil.
  • Le cumul ne sera intéressant et libéralisé qu’à partir de l’âge de 67 ans.

Toutes ces mesures apportent des changements significatifs dans votre quotidien et vos décisions de chef d’entreprise.

Ainsi, pour toute question, consultez notre service juridique.

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