Paris, 14 avril 2026
À l’approche du 1er mai 2026, les très petites entreprises demeurent dans un flou total, exposées au risque de contrôles URSSAF et de sanctions financières importantes si elles choisissent d’ouvrir. Face à cette impasse, le SDI appelle à des mesures immédiates pour sécuriser les entreprises de proximité.
« 1ᵉʳ mai : le SDI enjoint le gouvernement à suspendre tout contrôle et toute sanction à l’encontre des entreprises de proximité qui décideraient d’ouvrir, face à l’incapacité de l’exécutif et du législatif à trancher et à sécuriser le cadre légal. » déclare Marc SANCHEZ, secrétaire général du SDI.
Le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) dénonce la décision du gouvernement de ne pas donner suite à la proposition de loi visant à encadrer le travail salarié le 1ᵉʳ mai.
Cette décision, prise sous pression politique et syndicale, confirme une instabilité devenue chronique, au détriment direct des très petites entreprises.
Sur le terrain, la réalité est connue : chaque année, des commerces de proximité (boulangeries, fleuristes, commerces alimentaires) ouvrent le 1ᵉʳ mai pour répondre à une demande économique réelle. Ils le font toutefois dans un cadre juridique incertain, s’exposant à des contrôles, des sanctions et des redressements.
La proposition de loi examinée ces derniers mois allait dans le bon sens en cherchant à encadrer cette réalité économique et sociale. Elle comportait néanmoins un angle mort majeur : le risque d’extension à la grande distribution, qui aurait mécaniquement contraint les petites entreprises à ouvrir, parfois sans rentabilité, pour ne pas perdre leur clientèle.
Le SDI rappelle sa position constante : toute évolution sur le travail le 1ᵉʳ mai ne peut concerner que les entreprises de proximité indépendantes, à l’exclusion des grandes enseignes, afin d’éviter toute distorsion de concurrence.
« On ne peut pas demander aux TPE d’ouvrir pour survivre, pendant que les grandes structures organisent la concurrence à leur détriment. » conclut Marc SANCHEZ, secrétaire général du SDI.
Le SDI appelle enfin le gouvernement à reprendre ce dossier sans délai afin de construire une solution équilibrée, juridiquement sécurisée et adaptée aux seules entreprises de proximité indépendantes.