Commerces saccagés : le SDI soutient le principe du « casseur-payeur » mais rappelle que les commerçants restent les premiers à payer

Paris, le 15 juin 2026 – Le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) accueille favorablement le projet de loi annoncé par le Premier ministre visant à renforcer la responsabilité des auteurs de violences et de dégradations commises lors d’attroupements.

Pour le SDI, le principe selon lequel les auteurs des dégradations doivent assumer financièrement les conséquences de leurs actes relève du simple bon sens. Le syndicat demande toutefois que le futur dispositif s’accompagne de mesures permettant une indemnisation rapide des commerçants et artisans touchés par des violences collectives, notamment pour couvrir les franchises d’assurance, les pertes d’exploitation et les périodes de fermeture forcée.

Marc Sanchez, secrétaire général du SDI, déclare :« Depuis trop longtemps, les casseurs cassent et les commerçants paient. Chaque vitrine détruite, chaque magasin pillé ou chaque véhicule professionnel incendié représente une facture que les petites entreprises doivent assumer seules pendant des mois. L’insécurité n’est plus seulement une question d’ordre public. Elle est devenue un facteur de fragilisation économique des entreprises de proximité. Une nuit de violences peut effacer plusieurs semaines de chiffre d’affaires. Le principe du « casseur-payeur » va dans le bon sens, mais le débat ne doit pas seulement porter sur la sanction des auteurs. Il doit aussi porter sur l’indemnisation rapide des commerçants et artisans touchés. Aujourd’hui encore, lorsqu’un commerce est détruit, le chef d’entreprise reste souvent le premier à payer et le dernier à être indemnisé. La lutte contre les violences visant les commerces doit désormais être considérée comme une priorité économique au même titre que la lutte contre les retards de paiement ou la protection de la trésorerie des entreprises. »

La sécurité est devenue un sujet économique

Le SDI rappelle que son baromètre national du premier trimestre 2026 révélait que 69 % des dirigeants de TPE constatent une hausse des incivilités et des actes de malveillance affectant leur activité.

Alors que les violences urbaines se multiplient lors de certains rassemblements, manifestations ou célébrations sportives, le SDI souligne que les très petites entreprises demeurent les plus vulnérables face à ces événements. Contrairement aux grandes enseignes, elles disposent rarement des moyens financiers leur permettant d’absorber une fermeture temporaire, des réparations coûteuses ou une baisse brutale d’activité.

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