Énergie : le SDI prend acte de la prolongation jusqu’au 31 décembre des aides sur les carburants pour plusieurs secteurs particulièrement exposés.
Ces décisions confirment l’alerte lancée par le SDI dès février 2026. Face à la remontée des prix de l’énergie, le SDI demandait notamment une suspension temporaire des certificats d’économies d’énergie (CEE) afin d’agir directement sur la facture plutôt que de compenser, après coup, ses effets sur la trésorerie des entreprises.
Sept mois plus tard, le gouvernement reconnaît l’urgence et prolonge des aides sectorielles sur l’énergie. Mais il maintient les CEE, alors même que les obligations liées à ce dispositif ont été fortement relevées pour la période actuelle.
Pour Marc Sanchez, secrétaire général du SDI : « Les aides énergies annoncées sont nécessaires pour les entreprises concernées. Mais pourquoi rendre quelques centimes à certains secteurs tout en maintenant un mécanisme dont le coût se retrouve dans les factures de tous ? Nous proposions dès février de suspendre temporairement les CEE. Cette mesure permettrait aujourd’hui d’agir immédiatement et pour toutes les entreprises. »
Car le problème de l’énergie ne s’arrête pas à la pêche, au BTP ou à l’agriculture. Boulangers, restaurateurs, commerçants, artisans ou petites entreprises de production subissent eux aussi la hausse du carburant, du gaz ou de l’électricité sans nécessairement bénéficier des dispositifs annoncés.
Leur situation financière laisse peu de marge : 61 % des dirigeants interrogés par le SDI constatent une dégradation de leur trésorerie, une entreprise sur deux rencontre des difficultés de trésorerie et 38 % disposent de moins de trois mois de visibilité financière.
Le SDI renouvelle donc sa demande de suspension temporaire des CEE et appelle le gouvernement à examiner les autres composantes de la facture énergétique susceptibles d’être provisoirement allégées.
« Avant de mobiliser de l’argent public pour compenser la hausse des prix, commençons par retirer temporairement de la facture ce qui peut l’être. C’était notre proposition en février. Elle est devenue urgente. »