Paris, le 21 avril 2026
À l’approche du 1er mai, les indépendants et les très petites entreprises restent confrontés à une incertitude juridique persistante, alors même qu’ils demandent simplement à pouvoir travailler dans un cadre clair et sécurisé.
Dans le même temps, ressurgissent des propositions visant à créer un jour férié supplémentaire le 8 mars.
Pour le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI), le paradoxe est manifeste : alors que les TPE demandent à pouvoir exercer leur activité, le débat public se focalise sur l’ajout d’un jour d’arrêt supplémentaire.
VERBATIM
« Nous ne sommes évidemment pas opposés au 8 mars ni à l’objectif d’égalité entre les femmes et les hommes. Mais on ne combat pas les inégalités en fermant l’économie un jour de plus. Les indépendants demandent à pouvoir travailler, pas à s’arrêter davantage. C’est tout le sujet autour de l’ouverture du 1er mai… Aux pouvoirs publics comme à certaines organisations syndicales : les priorités sont connues et sont différentes : sécuriser immédiatement le 1er mai, sortir de dispositifs dépendants de discussions de branche inopérantes pour les TPE mais qui sont des usages pour faire vivre le paritarisme. Et regarder enfin la réalité des femmes entrepreneures, leur charge de travail et leurs contraintes. C’est sur ces sujets qu’il faut agir, maintenant. » déclare Marc SANCHEZ, Secrétaire général du SDI.
Sur le 1er mai, la situation demeure critique : les annonces reposent sur des discussions de branche longues, incertaines et inadaptées aux TPE. À court terme, aucun cadre clair, applicable et juridiquement sécurisé n’est en place.
Dans les faits, les entreprises restent face à une alternative simple :
- ouvrir, avec un risque juridique,
- ou fermer, avec une perte d’activité immédiate.
Le SDI rappelle que les indépendants — et notamment les femmes entrepreneures — exercent déjà dans des conditions exigeantes, avec des charges de travail élevées et des contraintes d’organisation fortes.
Ces réalités appellent des réponses concrètes, adaptées et structurelles — et non l’ajout de contraintes supplémentaires ou de mesures uniformes pensées pour d’autres modèles de travail.
Dans un contexte économique tendu, les indépendants attendent des règles claires, applicables et sécurisantes. Les postures symboliques ne répondent pas à l’urgence.