Avec son programme économique présenté le 14 octobre, Jean-Luc Mélenchon propose une relance de l’activité fondée sur l’investissement public et l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages, à commencer par un SMIC porté à 1 700 € nets ainsi qu’une indexation de l’ensemble des salaires sur l’inflation.
Le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) partage l’objectif d’amélioration du pouvoir d’achat des salariés, condition essentielle à la bonne santé des commerces et des entreprises de proximité. Mais cette ambition pose une question incontournable : comment financer durablement ces augmentations dans des entreprises dont les marges sont déjà fortement contraintes ?
Le SDI relève que le programme de Jean-Luc Mélenchon entend corriger certaines inégalités fiscales entre grandes entreprises et PME. Cette différenciation est essentielle et doit également guider les choix en matière de coût du travail et de transmission des entreprises.
Les dispositifs d’allègement de cotisations constituent, pour les TPE, un instrument de préservation de l’emploi. Leur maintien annoncé jusqu’à 2 SMIC doit s’accompagner de garanties sur leur niveau réel, leurs modalités de calcul et leur évolution.
Marc Sanchez, Secrétaire général du SDI, déclare :
« Améliorer le pouvoir d’achat des salariés est une nécessité. Mais une augmentation de salaire ne se finance pas par décret : elle doit pouvoir être supportée par l’entreprise qui la verse. La relance de la consommation et la préservation de l’emploi de proximité doivent avancer ensemble. »
Le SDI appelle donc à une évaluation précise des conséquences du programme sur le coût du travail dans les entreprises de moins de 10 salariés, en intégrant non seulement le SMIC, mais également les effets sur l’ensemble des grilles de rémunération.
L’enjeu n’est pas d’opposer le pouvoir d’achat des salariés à la santé des petites entreprises, mais de construire les conditions économiques permettant de préserver durablement les deux.
Le SDI poursuivra l’examen des propositions économiques et le programme économique des candidats à la présidentielle de 2027 selon un même critère : leur capacité à améliorer concrètement et durablement la situation des artisans, commerçants, professionnels indépendants et dirigeants de TPE.